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Questions et Réponses sur la Larvothérapie

 COMMENT FONCTIONNE LA LARVOTHÉRAPIE ?  QUEL EST LE STATUT RÉGLEMENTAIRE DES LARVES ?
 QUELS SONT LES RISQUES ASSOCIÉS À LA LARVOTHÉRAPIE ?  QUELLES SONT LES CONTRE-INDICATIONS À LA LARVOTHÉRAPIE ?
 QUELS TYPES DE PLAIE PEUT-ON TRAITER AVEC LA LARVOTHÉRAPIE ?  LES LARVES PEUVENT-ELLES INFECTER UNE PLAIE ?
 COMMENT SE PRÉSENTENT LES LARVES ?  COMBIEN DE LARVES SONT NÉCESSAIRES AU TRAITEMENT D’UNE PLAIE DONNÉE ?
 QUELS SOINS SONT NÉCESSAIRES PENDANT LE TRAITEMENT ?  QUEL EFFET ONT LES LARVES SUR L’ODEUR D’UNE PLAIE ?
 PEUT-ON SENTIR LES LARVES BOUGER SUR LA PLAIE ?  LES LARVES PEUVENT-ELLES CREUSER LE TISSU SAIN ?
 UNE LARVE PEUT-ELLE MUER EN MOUCHE SUR LA PLAIE ?  PEUVENT-ELLES PONDRE DES OEUFS SUR LA PLAIE ?
 PEUT-ON UTILISER DES PANSEMENTS À COMPRESSION AVEC LES LARVES ?  COMBIEN DE TEMPS DURE UN TRAITEMENT PAR LARVES ?
 À QUEL MOMENT FAUT-IL INTERROMPRE LE CYCLE DE TRAITEMENTS ?  PEUT-ON CONSERVER LES LARVES ?
 QUELLES SONT LES RAISONS POSSIBLES D’UN ÉCHEC DU TRAITEMENT ?  DOIT-ON ÉVITER CERTAINES ACTIVITÉS PENDANT LE TRAITEMENT ?
 EXISTE-IL DES ARTICLES SCIENTIFIQUES SUR LA LARVOTHÉRAPIE ?  QUELLE EST LA POSITION ÉTHIQUE PAR RAPPORT À LA LARVOTHÉRAPIE ?
 QUELS SONT LES EFFETS DES LARVES SUR LA DOULEUR ?  QUE FAIRE DES LARVES RETIRÉES D’UNE PLAIE ?
 COMMENT OBTENIR PLUS DE RENSEIGNEMENTS SUR L’UTILISATION DES LARVES ?  



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COMMENT FONCTIONNE LA LARVOTHÉRAPIE ?
Les larves de Lucilia Sericata, une espèce nécrophage, produisent des sécrétions qui contiennent un mélange d’enzymes protéolytiques qui dissolvent la fibrine et la nécrose qu’elles ingèrent ensuite comme source de nourriture. Lors de ce processus, elles ingèrent et détruisent des bactéries, y compris des souches résistantes aux antibiotiques telles que le méthicilline résistant Staphylococcus aureus (MRSA).

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QUEL EST LE STATUT RÉGLEMENTAIRE DES LARVES ?
Classées en Europe comme un médicament, les larves sont actuellement disponibles en France sous ATU nominative. Cette ATU n’est délivrée que pour une utilisation en milieu hospitalier, à la demande du médecin responsable. Les traitements sont commandés par, et livrées à, la pharmacie de l’établissement.
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QUELS SONT LES RISQUES ASSOCIÉS À LA LARVOTHÉRAPIE ?
La littérature spécialisée ne recense pas de risques ou incidents significatifs montrant un lien de cause à effet avec l’utilisation clinique de larves stériles de la mouche verte, Lucilia sericata lorsqu’elles sont employées selon les indications du producteur.

Cependant, on ne doit pas oublier que la larvothérapie est un outil thérapeutique puissant qui doit être manié avec soin et exclusivement par des personnes formées à cette technique.
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QUELLES SONT LES CONTRE-INDICATIONS À LA LARVOTHÉRAPIE ?
On ne doit pas appliquer de larves sur une plaie qui communique avec la cavité abdominale ou les organes internes. Elles ne doivent pas être utilisées sur une plaie qui a une tendance à saigner facilement ou qui expose de vaisseaux sanguins importants. Les larves ne doivent pas être utilisées chez les patients présentant une déficience de coagulation ou qui reçoivent une thérapie d’anticoagulants, sauf si ces derniers sont sous contrôle médical constant effectué dans un établissement de soins.

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QUELS TYPES DE PLAIE PEUT-ON TRAITER AVEC LA LARVOTHÉRAPIE ?
L’utilisation de larves pour la détersion de plaies a été décrite pour le traitement de plusieurs types de plaies nécrotiques, infectées ou fibrineuses telles que ulcères (veineux et artériels), escarres et  brûlures ainsi que les zones nécrotiques ou ulcérées trouvées aux pieds des diabétiques. Elles ont aussi été employées comme complément de la chirurgie pour le traitement de la fasciite nécrosante ainsi que dans la préparation de sites de greffes.

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LES LARVES PEUVENT-ELLES INFECTER UNE PLAIE ?
Les larves utilisées pour le traitement des plaies sont produites dans un environnement contrôlé et ne peuvent importer des organismes pathogènes vers une plaie. Il est possible, mais peu probable, que l’infestation accidentelle d’une plaie par des larves d’origine naturelle soit une source d’infection.
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COMMENT SE PRESENTENT LES LARVES ?
Les larves stériles arrivent sur le lieu de traitement entre 24 et 48 heures après leur éclosion. À ce stade elles mesurent entre 2 et 3 mm de long.

En général, les larves utilisées pour le traitement des plaies sont conditionnées dans un sachet de gaze synthétique fermé. On ne manipule pas les larves directement et elles restent contenues dans le sachet pendant toute la durée du traitement. Le sachet est placé sur la plaie et les larves opèrent à travers la gaze. À la fin du traitement le sachet est retiré de la plaie et détruit.
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COMBIEN DE LARVES SONT NÉCESSAIRES AU TRAITEMENT D’UNE PLAIE DONNÉE ?
Dans le cas de larves conditionnées en sachet, ce qui est généralement le cas, la densité de larves au cm2  est prédéfinie et le nombre total de larves dépendra donc des dimensions du sachet. Les sachets, de dimensions différentes, seront commandés en fonction de la superficie totale de la plaie à traiter.
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QUELS SOINS SONT NÉCESSAIRES PENDANT LE TRAITEMENT ?
La mise en œuvre de larves sous sachet est simple – voir exemple d’un traitement type.

Pendant la durée du traitement, généralement 3 jours, on doit retirer le pansement et inspecter la plaie et les larves une fois par jour. La compresse recouvrant le sachet sera remplacée et le pansement refait.
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QUEL EFFET ONT LES LARVES SUR L’ODEUR D’UNE PLAIE ?
La fibrine et la nécrose soutiennent la prolifération de bactéries protéolytiques. Les processus métaboliques de ces organismes provoquent la formation d’amines volatiles responsables de l’odeur déplaisante associée à certaines plaies.

Comme toute technique de détersion efficace qui supplante la nécrose et les bactérie associées, les larves permettent de réduire ou d’éliminer l’odeur d’une plaie.
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PEUT-ON SENTIR LES LARVES BOUGER SUR LA PLAIE ?
La plupart des patients ignore la présence de larves sur une plaie mais un petit nombre prétend les sentir. Si on permet aux larves adultes de migrer vers la peau saine autour d’une plaie, elles peuvent provoquer un chatouillement mais ceci peut être évité par l’utilisation d’un système de pansement approprié.
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LES LARVES PEUVENT-ELLES CREUSER LE TISSU SAIN ?
Les larves de Lucilia Sericata, l’espèce le plus souvent utilisée, ne sont pas attirées par le tissu sain mais les enzymes protéolytiques qu’elles secrètent peuvent provoquer une irritation de la peau. On protégera les bords sains de la plaie avec de la pâte à eau ou à base de zinc.
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UNE LARVE PEUT-ELLE MUER EN MOUCHE SUR LA PLAIE ?
Il faut entre de 10 à 14 jours pour qu’une larve nouvellement éclose complète son cycle de vie et devienne une mouche. Les traitements sont renouvelés tous les 3 ou 4 jours, bien avant que les larves soient prêtes à muer. De plus, elles préfèrent pour ce faire un endroit sec et chaud et donc tenteraient de quitter la plaie à ce stade.
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PEUVENT-ELLES PONDRE DES OEUFS SUR LA PLAIE ?
Seules les mouches adultes peuvent pondre des œufs.
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PEUT-ON UTILISER DES PANSEMENTS A COMPRESSION AVEC LES LARVES ?
Dans la plupart des cas l’application d’un pansement à compression ne gênera pas l’action des larves à condition qu’elles disposent de suffisamment d’air pour pouvoir respirer.
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COMBIEN DE TEMPS DURE UN TRAITEMENT PAR LARVES ?
Il est normalement recommandé de laisser les larves sur une plaie pendant 3 jours. On peut les retirer au bout de 2 jours si la plaie est douloureuse ou les laisser pendant 4 jours si la douleur ne pose pas de problème et une grande quantité de fibrine ou de nécrose subsiste.
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À QUEL MOMENT FAUT-IL INTERROMPRE LE CYCLE DE TRAITEMENTS ?
En règle générale on interrompra le cycle de traitements lorsque la détersion est complète ; mais dans le cas de certaines plaies chroniques il peut être intéressant de le continuer, avec un nombre réduit de larves, jusqu’à ce que le bourgeonnement soit bien engagé.
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PEUT-ON CONSERVER LES LARVES ?
À partir du moment de leur conditionnement les larves n’ont plus accès à une source de nourriture, elles doivent  donc être acheminées et utilisées le plus rapidement possible, généralement sous 24 ou 48 heures. On doit appliquer le traitement dès son arrivée sur le lieu des soins.

En tant qu’espèce indigène à la France, la Lucilia Sericata résiste bien aux écarts de température raisonnables et n’a pas besoin de conditions particulières de transport. Par temps froid il est cependant recommandé de laisser les larves atteindre une température ambiante pendant une heure ou deux avant application.
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QUELLES SONT LES RAISONS POSSIBLES D’UN ÉCHEC DU TRAITEMENT ?
Pour se développer les larves ont besoin d’air, d’eau et de nourriture.
Une plaie trop sèche risque d’être fatale aux larves pendant les 24 premières heures du traitement et une compresse humide doit être appliquée par dessus le sachet pendant cette période.
Inversement, une surabondance d’exsudat, de pus ou de sérum physiologique, surtout dans une plaie creuse, risque de noyer les larves.
On doit bannir les pansements occlusifs sous peine de suffoquer les larves.
Les résidus de certains traitements antérieurs peuvent empoisonner les larves et doivent être retirés avant le début du traitement.
Les larves sont peu efficaces sur une plaie recouverte uniformément d’une croûte de nécrose sèche et dans la mesure du possible, celle-ci doit être retirée ou entamée avant l’application du traitement.
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DOIT-ON ÉVITER CERTAINES ACTIVITÉS PENDANT LE TRAITEMENT ?
On doit éviter d’immerger les plaies traitées par larves lors de bains ou de douches. Exposer les plaies à une source de chaleur peut provoquer le dessèchement des larves, surtout pendant les premières 24 heures. Lorsque les larves sont appliquées à une plaie en appui, tel que le pied ou les fesses, on doit prendre soin d’éviter leur écrasement. À contrario, un patient souffrant d’un ulcère à la jambe peut continuer à mener une vie tout à fait normale.
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EXISTE-IL DES ARTICLES SCIENTIFIQUES SUR LA LARVOTHÉRAPIE ?
Plus de 60 articles décrivant la larvothérapie ont été publiés, la plupart en langue anglaise. Certains de ces articles sont visibles, et peuvent être téléchargés par les personnes disposant d’un accès dans la section Centre Documentaire de ce site.
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QUELLE EST LA POSITION ÉTHIQUE PAR RAPPORT À LA LARVOTHÉRAPIE ?
L’utilisation de larves pour le traitement de plaies est solidement ancrée dans la littérature scientifique. Cette technique ne provoquerait pas d’effets secondaires importants ou significatifs et présenterait pour certains types de plaie des avantages majeurs par rapport au traitements conventionnels. Dès lors que le patient concerné n’a pas d’objection à l’utilisation de larves, il ne semblerait pas y avoir d’autres barrières éthiques.
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QUELS SONT LES EFFETS DES LARVES SUR LA DOULEUR ?
L’étude des données scientifiques suggère que, dans la plupart des cas, l’application de larves n’a pas d’incidence sur la douleur. Une diminution de la douleur a été rapportée dans certains cas, probablement due à l’élimination de l’infection, responsable de la formation de médiateurs inflammatoires provoquant une douleur dans le tissu environnant. Il est possible que la présence de larves sur certains types de plaie accroît la douleur. Un patient souffrant d’un ulcère de la jambe présentant un composant artériel important peut se plaindre d’une douleur accrue, souvent au deuxième ou troisième jour de traitement. La raison pour ceci n’est pas clair mais pourrait être expliqué par des modifications du pH au sein de la plaie. Dans ce cas il est recommandé d’interrompre le traitement au bout de deux jours au lieu de trois et, le cas échéant, de revoir le traitement analgésique du patient.
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QUE FAIRE DES LARVES RETIRÉES D’UNE PLAIE ?
Les larves, sachets et pansements souillés doivent être traités comme n’importe quel déchet hospitalier contaminé. Il n’est pas nécessaire de tuer les larves avant de les remettre aux déchets contaminés.
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COMMENT OBTENIR PLUS DE RENSEIGNEMENTS SUR L’UTILISATION DES LARVES ?
Le forum de ce site permet d’entrer en contact avec des personnes pratiquant déjà la larvothérapie en France, vous y trouverez la réponse à beaucoup de vos questions.

La section Centre Documentaire contient des articles scientifiques, documents, compte rendus et images concernant la larvothérapie.

Vous pouvez aussi prendre contact avec Nivalis ® qui propose des traitements de larvothérapie en France.

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