La Larvothérapie Aujourd'hui
Au début des années '90 plusieurs facteurs convergents ont donné lieu à un regain d'intérêt pour la larvothérapie :
C'est ainsi que l’asticot thérapie commença à se rétablir comme méthode de traitement de plaies chroniques. Les médecins américains Ronald Sherman et Edward Pechter installèrent une unité de production de larves de mouche au Veterans Affairs Medical Center à Long Beach, en Californie. Le succès rencontré par ces deux médecins, documenté à travers des études cliniques, a fait sensation. En 1995, une deuxième unité de production vit le jour en Grande Bretagne, suivi de deux autres an Allemagne.
La Production Moderne

Aujourd'hui, les larves de mouche destinées au traitement de plaies chroniques sont élevées au sein de laboratoires pharmaceutiques agrées pour la production de médicaments et de dispositifs médicaux stériles.

La production de larves a lieu dans un environnement contrôlé et à travers la mise en place de méthodes et de procédures qui permettent d'assurer leur innocuité chez l'homme.

Lorsqu'elles sont prêtes à être utilisées, les larves sont conditionnées soit dans un flacon pour une utilisation dite 'libre', soit dans un sachet de gaze synthétique fermé qui sera appliqué directement sur la plaie sans manipulation directe des larves.

La plupart des traitements effectués en Europe font appel aux larves en sachet qui sont plus simples et rapides de mise en oeuvre. Comme tout médicament, en dehors de la désignation et la référence du produit, les conditonnements stériles portent un numéro de lot et une date dite
'd'expiration' que l'on pourrait considérer plutôt comme une date de mise en place optimale.
La conservation des larves n'étant pas possible, elles sont expédiées directement sur le lieu de traitement pour arriver entre 24 et 48 heures après leur conditionnement et doivent être appliquées sur la plaie le jour de la livraison.
Une fois en place sur une plaie fibrineuse ou nécrotique, les larves se développent rapidement passant d'une longueur de 2 à 3 mm au début du traitement à 10 ou 11 mm à la fin de la détersion.

A présent, ce sont des dizaines de milliers de patients qui bénéficient de cette technique chaque année, principalement dans le Nord de l'Europe. La Grande Bretagne, l'Allemagne, les Pays Bas et certains pays scandinaves reconnissent l'intérêt clinique et économique de cette thérapie et l'ont intégré dans leur système de santé.
En France, la larvothérapie progresse régulièrement et 2008 verra le début de plusieurs études visant a démontrer son efficacité dans le cadre de notre propre système de soins.
Voici à quoi ressemble un traitement moderne de larvothérapie :
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Une petite plaie fibrineuse du pied chez un patient diabétique sera traitée avec des larves sous sachet. |
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1ère Etape |
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2ème Etape |
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3ème Etape |
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4ème Etape |
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5ème Etape |
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Le pansement est terminé. Il sera changé tous les jours lors de l'examen de la plaie et la vérification des larves. Selon l'état de la plaie et l'avancement de la détersion le traitement durera de 3 à 5 jours. |
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J3 : Fin du traitement. Notez la couleur du pansement, dûe à l'évacuation par les larves des produits de détersion. |
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Le pansement est retiré. La plaie est complètement nettoyée en trois jours, sans douleur et avec un minimum de soins quotidien. |
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